Die Neuapostolische Kirche Schweiz

"Si j’avais su…"

En bord de mer, un homme venait de trouver un petit sac rempli de pierres étincelantes. Par ennui, il les jeta l’une après l’autre à la mer. Il allait jeter la dernière, lorsqu’une personne de sa connaissance vint à passer par là. À la question de savoir quelle était la nature de ces pierres, notre homme dit l’ignorer.
Quelle ne fut pas sa frayeur en apprenant qu’il s’agissait de diamants. "Ah, si j’avais su…", s’écria-t-il.
"Si j’avais su": Cette exclamation montre qu’une occasion a été manquée ou que quelque chose n’a pas été reconnu à sa vraie et juste valeur.

Au lit, après avoir embrassé son épouse, l’homme éteint la lampe de chevet. Soudain, il constate un silence angoissant. "Tout va bien, ma chérie?" demande-t-il. Pas de réponse. Il repose sa question. Toujours pas de réponse. Alors il rallume la lumière et constate que son épouse venait de décéder en l’espace de quelques secondes. Par la suite, partout où il évoque ces circonstances, il ajoute: "Que je suis heureux que nous n’étions pas fâchés l’un avec l’autre et que nous n’avions pas eu de paroles malencontreuses. Je ne me le pardonnerais pas…"

Pour nous, cela signifie: Ne t’endors pas sur une impression négative, remets d’abord les choses en ordre! On ne sait jamais. Que dit la Bible: "… que le soleil ne se couche pas sur votre colère" (Éphésiens 4: 26).

Dans ce contexte, il y a aussi cet adage qui incite à la réflexion: "Dis-moi une parole aimante le matin, avant de quitter la maison. Il peut se passer tant de choses au cours de la journée. Qui sait si nous nous reverrons. Dis-moi une parole aimante avant de t’endormir. Qui sait, si nous nous réveillerons demain…" Que notre dernier mot soit toujours un mot d’amour!

Ces pensées ne visent pas à faire peur dans la perspective de la perte soudaine d’un être cher, mais bien plutôt à nous permettre de reconnaître le cadeau qui nous est fait dans la personne de l’autre et à placer la reconnaissance et la joie au-dessus de tout ce qui semble nous séparer. Dès lors, nous n’aurons pas à prononcer ces paroles amères: "Si j’avais su…"